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	<title>OSI PALEOZOIC</title>
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	<description>Site du Programme de Recherche OSI PALEOZOIC - !</description>
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		<title>Les Oursins</title>
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&lt;p&gt;Les oursins (ou Echino&#239;des) sont des animaux aquatiques invert&#233;br&#233;s qui appartiennent au groupe des Echinodermes, groupe comprenant aussi les &#233;toiles de mer et les concombres de mer. On reconnait les oursins gr&#226;ce &#224; leurs &#233;pines (qui sont en fait des radioles) qui les font ressembler &#224; des porcs-&#233;pics (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osi-paleozoic.org/-Media-.html" rel="directory"&gt;M&#233;dia&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.osi-paleozoic.org/local/cache-vignettes/L150xH113/breveon4-9348a.jpg?1632636108' width='150' height='113' onmouseover=&#034;this.src='local/cache-vignettes/L150xH113/breveoff4-872fe.jpg?1632636108'&#034; onmouseout=&#034;this.src='local/cache-vignettes/L150xH113/breveon4-9348a.jpg?1632636108'&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les oursins (ou Echino&#239;des)&lt;/strong&gt; sont des animaux aquatiques invert&#233;br&#233;s qui appartiennent au groupe des Echinodermes, groupe comprenant aussi les &#233;toiles de mer et les concombres de mer. On reconnait les oursins gr&#226;ce &#224; leurs &#233;pines (qui sont en fait des radioles) qui les font ressembler &#224; des porcs-&#233;pics marins. Pour une bonne partie (en tout cas en France) ils ont une forme globuleuse, ce qui les fait appara&#238;tre &#233;trange ; n&#233;anmoins ils ont la m&#234;me structure et fonctionnement que les autres organismes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme nous&lt;/strong&gt;, les oursins ont une bouche, suivis de plusieurs organes qui vont traiter la nourriture, et ils se terminent par un anus pour rejeter les restes de ce qu'ils n'ont pu dig&#233;rer. Pour nous, ce tube est entour&#233; par un corps constitu&#233; de 4 membres et d'une t&#234;te, alors que pour les oursins il est entour&#233; par une coquille appel&#233;e &#171; test &#187; et qui pourrait correspondre &#224; notre squelette et l'exosquelette des insecte : form&#233; de plusieurs petites plaques, c'est ce qui lui donne sa forme. La bouche, qui est appel&#233; &#171; Lampe d'Aristote &#187; chez les Oursins, se trouve en fait sous lui. Elle est constitu&#233;e de 5 parties triangulaires identiques qui vont lui permettre d'ing&#233;rer sa nourriture : du sable pour les d&#233;tritivores, des algues pour les herbivores et omnivores, et d'autres organismes pour les carnivores (et les omnivores).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour l'aspect interne,&lt;/strong&gt; il y a donc un tube digestif pour dig&#233;rer la nourriture mais aussi tous les organes n&#233;cessaires pour le bon fonctionnement d'un organisme : des organes g&#233;nitaux pour assurer la reproduction, un anneau nerveux qui va diriger l'ensemble et un anneau aquif&#232;re qui va aider les muscles. Chez les Echinodermes, les muscles vont permettre d'actionner un syst&#232;me hydraulique (l'anneau aquif&#232;re). &#199;a n'est pas si int&#233;ressant que &#231;a pour les Oursins, mais pour les &#233;toiles de mer par exemple cela leur permet d'actionner une force de traction importante sans trop se fatiguer, et ce sur de longues dur&#233;es : utile pour ouvrir des bivalves qui eux vont s'&#233;puiser &#224; r&#233;sister. (image de l'anat)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le test&lt;/strong&gt;, qui est donc l'endosquelette des oursins, va se d&#233;couper en 5 parts, chaque part &#233;tant elle-m&#234;me constitu&#233; d'un ambulacre et d'un inter-ambulacre (cela se voit plus facilement quand le test est &#224; nu). Les ambulacres, constitu&#233; de deux s&#233;ries de plaques, se reconnaissent &#224; leur rang&#233;e de petits trous, allant du centre (vu de dessus) et s'&#233;loignant en rayonnant. Ces trous sont des pores respiratoires et servent aux &#233;changes respiratoires entre l'int&#233;rieur de l'oursin et le milieu ext&#233;rieur. Sur les ambulacres se trouvent les podias (ou pieds ambulacraires), des esp&#232;ces de minuscules petit bras qui vont permettre &#224; l'oursin de se d&#233;placer, ainsi que les p&#233;dicellaires qui sont encore plus petits et sont plut&#244;t un syst&#232;me de d&#233;fense. Sur les inter-ambulacres, constitu&#233;s de 2 ou 4 s&#233;ries de plaques, on va trouver les &#233;pines (ou radioles). (image ambulacre/inter-ambulacre ?)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les oursins se s&#233;parent en &lt;strong&gt;deux groupes&lt;/strong&gt; : les r&#233;guliers sur lesquels on voit bien les plaques et les irr&#233;guliers sur lesquels les plaques ne sont plus aussi marqu&#233;es. Les r&#233;guliers sont l'image classique que l'on a des oursins : une boule de piquants. Ils ont une sym&#233;trie axiale, c'est-&#224;-dire que vu de dessus peu importe comment on le coupe en deux les deux parties seront sym&#233;triques. Pour les irr&#233;guliers, les choses ne sont pas si simples et chez certains, le nombre de radioles va &#234;tre bien plus r&#233;duits, souvent plus grosses et parfois avoir des formes bien diff&#233;rentes d'un simple piquant. L'autre diff&#233;rence est que chez les oursins r&#233;guliers, l'anus va se trouver sur le dessus au centre, avec les plaques portant les pores g&#233;nitaux ; mais chez les Irr&#233;guliers, l'anus va s'&#233;carter et on perd donc la sym&#233;trie radiale. Chez certains groupes l'anus va m&#234;me passer en dessous et se rapprocher de la bouche. &lt;br class='autobr' /&gt;
(image r&#233;gulier/ irr&#233;gulier) &lt;br class='autobr' /&gt;
(image de radiole)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je passe rapidement sur leur &lt;strong&gt;reproduction&lt;/strong&gt;, car elle nous int&#233;resse peu en pal&#233;ontologie (faute de restes &#224; &#233;tudier) : les oursins pondent des &#339;ufs (ou gam&#232;tes femelles), que les femelles rel&#226;chent dans leur environnement pour qu'ils soient f&#233;cond&#233;s par les spermatozo&#239;des (gam&#232;tes m&#226;les) des m&#226;les. Mais il existe des cas d'oursins marsupiaux, observ&#233;s en antarctique : les femelles ont des poches pour conserver les &#339;ufs pour le d&#233;but de leur croissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi les oursins en pal&#233;ontologie ?&lt;/strong&gt; Tout simplement parce que leur &#233;volution leur a permis de s'adapter &#224; plusieurs milieux de vie diff&#233;rent, et donc gr&#226;ce &#224; leur morphologie on peut en apprendre plus sur le milieu dont est issue la couche s&#233;dimentaire dans laquelle on les trouve. Par exemple, des esp&#232;ces d'aujourd'hui sont de formes tr&#232;s aplaties et sont connus pour vivre au bord des plages, au niveau des vagues. C'est cette forme aplatie qui leur donne un avantage &#224; cet endroit puisqu'il leur permet de couvrir une plus grande surface pour r&#233;cup&#233;rer plus d'oxyg&#232;ne gr&#226;ce &#224; des ports respiratoires tr&#232;s nombreux. On peut donc se dire, lorsque l'on en trouve un fossile, que le milieu &#233;tait tr&#232;s c&#244;tier. Inversement, certaines esp&#232;ces vivent en grandes profondeur (attention, cela ne veut pas dire plus de 500m sous le niveau de la mer) et pour s'adapter &#224; la pression, l'&#233;volution de ces esp&#232;ces a tendu vers une forme tr&#232;s arrondi, comme pour un &#339;uf. Encore une fois, si on trouve un tel fossile on sait que l'on se trouve dans un milieu marin assez profond.&lt;br class='autobr' /&gt;
(image d'oursin fossile)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rences :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kier, P. M. 1987. Class Echinoidea. Pp. 596-611. In : R. S. Boardman, A. H. Cheetham, and A. J. Rowell (eds.) Fossil Invertebrates. Blackwell Scientific, Palo Alto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick de Wever, Bruno David, Didier N&#233;raudeau.2010 Pal&#233;obiosph&#232;re : regards crois&#233;s des sciences de la vie et de la Terre.. MNHN - SGF - Vuibert.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>

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		<title>Pourquoi la pal&#233;ontologie ?</title>
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&lt;p&gt;Br&#232;ve histoire et d&#233;finitions. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire de la pal&#233;ontologie est corr&#233;l&#233;e &#224; celle de la biologie. Les fossiles ont toujours &#233;t&#233; connus par les hommes mais c'est &#224; partir du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle qu'ils sont d&#233;crits comme des &#171; restes d'organismes vivant &#224; une autre &#233;poque &#187; par Charles Lyell. En 1822, Blainville (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osi-paleozoic.org/-Media-.html" rel="directory"&gt;M&#233;dia&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.osi-paleozoic.org/local/cache-vignettes/L150xH107/breveon3-5dcf1.jpg?1632636108' width='150' height='107' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Br&#232;ve histoire et d&#233;finitions.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de la pal&#233;ontologie est corr&#233;l&#233;e &#224; celle de la biologie. Les fossiles ont toujours &#233;t&#233; connus par les hommes mais c'est &#224; partir du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle qu'ils sont d&#233;crits comme des &#171; restes d'organismes vivant &#224; une autre &#233;poque &#187; par Charles Lyell. En 1822, Blainville d&#233;finit la pal&#233;ontologie comme &#171; la partie de la science qui traite des fossiles &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;finition pr&#233;cis&#233;e par Henri Filhol en 1894 ; &#171; la pal&#233;ontologie est une science permettant d'arriver &#224; la connaissance des &#234;tres disparus, v&#233;g&#233;taux ou animaux, par l'examen des restes qu'on en retrouve au sein des diverses couches terrestres. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
De nos jours, Ward (1998) d&#233;crit la pal&#233;ontologie comme &#171; machine &#224; remonter le temps &#187; permettant la d&#233;couverte des temps g&#233;ologiques et d'imaginer le passer de la Terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Id&#233;es re&#231;us.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La pal&#233;ontologie n'&#233;tudie que les Hommes et les dinosaures !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que dans les magasines de vulgarisation, lorsque l'on parle de pal&#233;ontologie, on trouve principalement des articles sur le T-Rex et les nouvelles esp&#232;ces du genre &lt;i&gt;Homo&lt;/i&gt;. Mais si nous nous int&#233;ressons un temps sois peu &#224; la discipline, nous d&#233;couvrons un vaste monde avec des sujets tr&#232;s vari&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par exemple, gr&#226;ce &#224; la pal&#233;ontologie, nous pouvons d&#233;couvrir un monde microscopique incroyable mais nous pouvons aussi remonter aux origines de la vie sur Terre.&lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, la pal&#233;ontologie ouvre la porte &#224; de nombreux domaines (pal&#233;oenvironnement, pal&#233;oclimat, etc.) utiles &#224; la compr&#233;hension de ce que l'on observe dans la nature, mais aussi &#224; ce que l'on pourrait observer dans le futur. Notamment dans un contexte de r&#233;chauffement climatique, &#171; L'&#233;tude des s&#233;diments et des s&#233;quences stratigraphiques rendent possible la compr&#233;hension des changements pal&#233;oclimatiques gr&#226;ce auxquels nous pouvons &#233;tudier les changements climatiques pr&#233;sents et futurs. &#187; (Sibrava, 1986)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La pal&#233;ontologie, c'est de l'arch&#233;ologie !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que les deux disciplines s'int&#233;ressent au pass&#233;. Or, l'arch&#233;ologie ne concerne que les traces des Hommes depuis l'invention des premiers objets, depuis les premi&#232;res civilisations. La pal&#233;ontologie va plut&#244;t permettre de retracer l'histoire &#233;volutive des humains, gr&#226;ce &#224; l'analyse des liens entre les diff&#233;rents fossiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Applications de la pal&#233;ontologie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pour la biodiversit&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pal&#233;ontologie est en premier lieu, une discipline qui d&#233;crit les &#234;tres vivants ayant v&#233;cu tout au long des temps g&#233;ologiques. C'est gr&#226;ce &#224; l'&#233;tude des fossiles que nous pouvons comprendre et analyser la biodiversit&#233; actuelle, ainsi que retracer l'histoire du vivant (Neagu, 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les formes de vie qui existent aujourd'hui sur la plan&#232;te sont celles d'un instant ; leur &#233;volution, leur disparition, ne sont intelligibles que si on les replace dans leur tr&#232;s longue histoire &#187; (Saint Martin JP et al., 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pour la science.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande variabilit&#233; des disciplines en lien avec la pal&#233;ontologie, notamment la biologie, la g&#233;ologie ou la climatologie rend ce domaine indispensable &#224; la compr&#233;hension du syst&#232;me complexe qu'est la Terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En conclusion, la pal&#233;ontologie est une discipline vivante extr&#234;mement utile comme domaine &#224; la fronti&#232;re de la g&#233;ologie et de la biologie. Elle a un r&#244;le remarquable dans l'&#233;ducation de la jeunesse en d&#233;veloppant l'esprit d'observation, la passion, le don de soi, pour d&#233;chiffrer les secrets &#233;ternels de la vie sur Terre. &#187; (Neagu, 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_0&#034;&gt;Buffetaut E., Histoire de la pal&#233;ontologie, Presses Universitaire de France, &#171; Que sais-je ? &#187;, 1998, 128p.&lt;/h3&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Neagu, T., 2010, La Pal&#233;ontologie aux sources de la connaissance dans les Sciences de la Terre. Le patrimoine pal&#233;ontologique. Des tr&#233;sors du fond des temps, 21-26.
Saint Martin J.P, Saint Martin S, Seghedi A, Oaie G, Grigorescu D., 2010, Avant-propos. Le partimoine pal&#233;ontologique. Des tr&#233;sors du fond des temps, 7-20. &lt;/h3&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_2&#034;&gt;Sibrava V., Climatic changes in Quaternary as reflected in continental and marine environments, Inqua-Asequa Symposium International &#8220;Changements globaux en Afrique durant le Quaternaire, pass&#233;-pr&#233;sent-future &#187;, Dakar, 21-28 avril 1986&lt;/h3&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ward P., 1998, Time machines. Scientific explorations in Deep Time. Springer-Verlag, New York.&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>

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		<title>Th&#233;orie de la Terre boule de neige : causes et impacts</title>
		<link>https://www.osi-paleozoic.org/+Theorie-de-la-Terre-boule-de-neige-causes-et-impacts+.html</link>
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		<dc:date>2020-02-19T23:49:14Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Abstract During the Proterozoic, 3rd eon of the Precambrian, the first multicellular organisms and events such as the great oxidation ( 2.3 Ga) appeared. These events took place after the late bombardment of the Hadean ( 4.9-3.1 Ga) and the first chemofossils of the Archean ( 2.7 Ga). However, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osi-paleozoic.org/-Media-.html" rel="directory"&gt;M&#233;dia&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.osi-paleozoic.org/local/cache-vignettes/L150xH119/breveon2-3d91b.jpg?1632636108' width='150' height='119' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Abstract&lt;br class='autobr' /&gt;
During the Proterozoic, 3rd eon of the Precambrian, the first multicellular organisms and events such as the great oxidation ( 2.3 Ga) appeared. These events took place after the late bombardment of the Hadean ( 4.9-3.1 Ga) and the first chemofossils of the Archean ( 2.7 Ga). However, this period was marked by major glacial events called &#171; Snowball Earth &#187; during which the Earth was probably frozen at the equator. The traces of these glaciations such as the tillites, consolidated glacial moraines, made it possible to date these so-called Huronian (Paleoproterozoic ; 2.4-2.1 Ga) and Cryogenian (Neoproterozoic ; 720-635 Ma) glaciations, the last having taken place in 2 stages, Sturtian glaciations ( 720-660 Ma) and Marinoan ( 650-635 Ma). &lt;br class='autobr' /&gt;
The causes mentioned are diverse and range from too intense volcanic activity to an action of the cosmic rays of the milky way, as well as the creation / dislocation of supercontinents. These glacial events would not be simply anecdotal from a past climate but would seem to be able to reproduce and have a certain action on the evolution of life ; the Cambrian explosion would be linked to these events. Thus, we can wonder how this event took place and the consequences would be if this happened again in the future.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Observations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;ussir &#224; caract&#233;riser ce qui peut &#234;tre possiblement ou non une Terre boule de neige, il faut d'abord acqu&#233;rir des donn&#233;es de terrain. Ceci n'est pas toujours facile &#233;tant donn&#233; que ces &#233;v&#232;nements sont dat&#233;s d'au moins 635 Ma. Les affleurements ayant enregistr&#233; ces &#233;v&#232;nements sont donc cherch&#233;s dans des cratons, parties anciennes et stables de la lithosph&#232;re dat&#233;es d'au moins 500 Ma. Il existe diff&#233;rents affleurements de ce type &#224; travers le monde, mais tous ne pr&#233;sentent pas le faci&#232;s recherch&#233; ou un enregistrement partiel de celui-ci. Dans un premier temps, nous allons nous int&#233;resser &#224; ce qui caract&#233;rise d'abord une Terre boule de neige, sans se soucier de la s&#233;rie de l'&#233;v&#232;nement, Prot&#233;rozo&#239;que ou N&#233;oprot&#233;rozo&#239;que.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, pour savoir si l'affleurement observ&#233; est bien li&#233; &#224; une glaciation, il faut observer la succession s&#233;dimentaire. Un d&#233;p&#244;t est susceptible d'avoir &#233;t&#233; cr&#233;&#233; par une glaciation de type Terre boule de neige, lorsqu'il se trouve dans un craton pr&#233;sentant un faci&#232;s glaciaire avec des Diamictites, roches s&#233;dimentaires avec un granoclassement h&#233;t&#233;rog&#232;ne (typique de l'&#233;coulement de glace), avec des clastes de carbonates abondants et des argiles lamin&#233;es en strates avec des dropstones. On peut ajouter &#224; cela la pr&#233;sence non obligatoire de formation ferreuse. Ces formations ferreuses sont les m&#234;mes pour le Pal&#233;oprot&#233;rozo&#239;que et le N&#233;oprot&#233;rozo&#239;que. (Corsetti, Olcott, et Bakermans 2006). Elles peuvent &#233;galement contenir des clastes volcaniques avec des dykes (intrusion) et des &#171; cap carbonates &#187;, couches de carbonates avec une texture diff&#233;rente des carbonates usuels (il y aurait un lien avec un &#233;v&#232;nement glaciaire), comme en Am&#233;rique du Nord dans le craton de Superior par exemple (Hoffman 2013). Il est &#233;galement possible de trouver des terrains de mangan&#232;se dans des BIFs (banded iron formations), pouvant &#234;tre li&#233;s &#224; une glaciation, comme en Afrique du Sud dans la formation d'Ongeluk, celle-ci pr&#233;sentant des diamictites et des pillow lavas (Kirschvink et al. 2000). &lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;sence de fossiles avant et apr&#232;s ces &#233;v&#232;nements, montre que ceux-ci ont pu survivre dans des environnements extr&#234;mes et peu viables, lorsqu'ils &#233;taient encore vivants. Cependant, cet aspect de frein ou de combustible &#224; l'&#233;volution de la vie sera d&#233;velopp&#233; ult&#233;rieurement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Maintenant que les &#233;l&#233;ments permettant d'identifier une possible &#171; Snowball Earth &#187; sur le terrain ont &#233;t&#233; d&#233;crits, une interpr&#233;tation des donn&#233;es recueillies, tels que le &#948;13C des &#171; cap carbonates &#187; ou le &#916;33S est n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Interpr&#233;tations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.1 Terre boule de neige du Pal&#233;oprot&#233;rozo&#239;que : interpr&#233;tation de la grande oxydation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est commun&#233;ment admis que la grande oxydation, qui a eu lieu au Pal&#233;oprot&#233;rozo&#239;que lorsque les puits &#224; oxyg&#232;ne se sont retrouv&#233;s pleins, a conduit &#224; une glaciation jusqu'aux basses latitudes. Cependant, le probl&#232;me de la glaciation Makganyenne s'est alors pos&#233;. En effet, celle-ci serait la &#171; Snowball Earth &#187; la plus s&#233;v&#232;re, mais aurait eu lieu environ 100-200 Ma apr&#232;s la grande oxydation. Il existe de nombreux sites tels que le Superior craton aux Etats-Unis d'Am&#233;rique du Nord, portant les traces de cette oxydation. Or les traces de la grande oxydation dans le craton de Kaapval seraient dat&#233;es de 50-100 Ma plus jeunes que celles du Superior craton. Il pourrait s'agir d'une confusion dans la glaciation concern&#233;e, en effet, sur les 3 glaciations discr&#232;tes observ&#233;es seulement 1 ou 2 sont souvent pr&#233;sentes, ainsi, des erreurs de mise en relation sont possibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'augmentation irr&#233;versible du taux d'O2 dans l'atmosph&#232;re serait indiqu&#233;e par les MIF-S (mass-independant fractionation of S-isotopes) dans des sulfides pr&#233;sents dans les s&#233;diments ou dans les sulfates des min&#233;raux (Hoffman 2013). C'est en ce sens qu'Hoffman a utilis&#233; le &#916;33S pour essayer de corr&#233;ler les diff&#233;rents sites, avec l'aide suppl&#233;mentaire de datations radiochronologiques. En fonction des r&#233;sultats certains sites ont &#233;t&#233; attribu&#233;s &#224; la 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;nde&lt;/sup&gt; glaciation, probablement caus&#233;e par la grande oxydation, ou au contraire ont &#233;t&#233; attribu&#233; &#224; un autre &#233;v&#233;nement glaciaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, pour les USA, le Superior craton serait le m&#234;me que le Wyoming craton, bien qu'un &#233;v&#232;nement tectonique les ait s&#233;par&#233;s. Ce craton serait li&#233; &#224; la glaciation de Bruce avec une augmentation du taux d'O2 &#224; la fin de celle-ci correspondant &#224; la grande oxydation. L'Hearne craton , dernier craton nord am&#233;ricain pr&#233;sent&#233; serait plus vieux, mais totalement inconnu comparativement aux 2 pr&#233;c&#233;dents, donc non li&#233; &#224; la 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;nde&lt;/sup&gt; glaciation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour l'Afrique du Sud, le Kaapval craton serait li&#233; au Postmaburg group et &#224; la 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;nde&lt;/sup&gt; glaciation, donc &#224; la grande oxydation. Pour ce qui est du Lower Pretoria group, celui-ci pr&#233;sente beaucoup de non-conformit&#233;s, mais aussi 2 horizons glaciaires li&#233;s probablement &#224; la formation de Duitschland, soit &#224; la 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;re&lt;/sup&gt; glaciation du Pal&#233;oprot&#233;rozo&#239;c.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour l'Australie, on peut noter une large &#916;33S anomalie positive mettant en lien le Pilbara craton avec la 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;nde&lt;/sup&gt; glaciation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour l'Europe arctique, l'identification a &#233;t&#233; plus compliqu&#233;e de part la d&#233;formation des roches et leur m&#233;tamorphisme, cependant 2 avanc&#233;es glaciaires semblent &#234;tre pr&#233;sentes en Finlande et par datation U/Pb sur des zircons seraient &#226;g&#233;es de 2441 +/-1.6 Ma et 2432 +/- 6 Ma, soit la 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;re&lt;/sup&gt; glaciation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, Hoffman a pu interpr&#233;ter la grande oxydation comme pouvant &#234;tre d&#233;finie par les MIF-S et corr&#233;ler toutes ces donn&#233;es pour obtenir un tableau de corr&#233;lation (Hoffman 2013).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.2 Terre boule de neige du Pal&#233;oprot&#233;rozo&#239;que : BIF et enrichissement en Mn&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande oxydation repr&#233;sent&#233;e par l'anomalie positive &#916;33S n'est pas le seul &#233;v&#232;nement remarquable du pal&#233;oprot&#233;rozo&#239;que. On peut aussi noter la pr&#233;sence de BIF (banded iron formation) avec une forte occurence en Mn, &#233;tant apparue 2 fois apr&#232;s les glaciations (1 et 2). En effet, une &#171; Snowball Earth &#187; est pr&#233;sente juste avant la formation de Kalahari caract&#233;ris&#233;e par du mangan&#232;se (Afrique du Sud), or pour se faire, une grande quantit&#233; d'O2 est n&#233;cessaire. Ainsi, les oc&#233;ans n'&#233;taient pas forc&#233;ment s&#233;par&#233;s de l'atmosph&#232;re. Les dropstones de la formation de Magkanyenne sugg&#232;rent aussi une rapide d&#233;glaciation apr&#232;s un &#233;v&#232;nement glaciaire. Cet enrichissement en Mn serait caus&#233; par une &#233;rosion d'anciennes roches carbonat&#233;es. Il est aussi propos&#233; que les bact&#233;ries et cyanobact&#233;ries en relachant de l'O2 aient acc&#233;l&#233;r&#233; le processus d'oxydation du Mn, processus ne pouvant se r&#233;aliser de mani&#232;re si rapide et spectaculaire seulement dans des conditions similaires &#224; une &#171; Snowball Earth &#187; avec un large amas de poussi&#232;re sur les glaces (Kirschvink et al. 2000) .&lt;br class='autobr' /&gt;
2.3 Terre boule de neige du N&#233;oprot&#233;rozo&#239;que : Variations des isotopes du carbones&lt;br class='autobr' /&gt;
Le &#948;13C est un outil commun&#233;ment utilis&#233; pour d&#233;finir les entr&#233;es et sorties en glaciations, lorsque le signal est n&#233;gatif, il y a glaciation. Ainsi, la pr&#233;sence de &#171; cap carbonates &#187; peut &#234;tre un bon moyen de conna&#238;tre les glaciations d'un point de vue isotopique. Diff&#233;rentes p&#233;riodes glaciaires ont pu &#234;tre mises en &#233;vidence gr&#226;ce aux anomalies de &#948;13C. De nos jours, celui-ci se situe aux alentours de 5% PDB, cependant, Corsetti montre que celui-ci pouvait varier de -3% &#224; -6%, voir -10% PDB, lorsqu'une p&#233;riode de &#171; Snowball Earth &#187; voit le jour (Corsetti, Olcott, et Bakermans 2006).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.4 Terre boule de neige du N&#233;oprot&#233;rozo&#239;que : autres isotopes utilis&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#224; noter que les isotopes cit&#233;s ci-dessus ne sont pas les seuls utilis&#233;s. En effet, le &#948;34S, bien que rare dans les roches caract&#233;risant la &#171; Snowball Earth &#187; pr&#233;sente des r&#233;sultats encourageants (Corsetti, Olcott, et Bakermans 2006) et le 87Sr/86Sr est tr&#232;s souvent utilis&#233; et permet de montrer une rapide sortie de glaciation par un apport de nutriments dans l'oc&#233;an (Maruyama et Santosh 2008). De plus, les &#171; cap carbonates &#187; gr&#226;ce &#224; tous ces proxys permettent de montrer le passage d'un oc&#233;an tr&#232;s froid avec une eau &#224; -40&#176;C &#224; un oc&#233;an chaud avec une eau &#224; +40&#176;C (Maruyama et Santosh 2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Corr&#233;lations globales et mod&#233;lisations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande oxydation a &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;e comme une des causes d'une des &#171; Snowball Earth &#187; (Hoffman 2013), cependant cet &#233;v&#232;nement est unique dans l'histoire de la Terre &#224; l'oppos&#233; des &#171; Snowball Earth &#187; qui sont multiples. C'est pourquoi diff&#233;rents mod&#232;les ont &#233;t&#233; construits dans le but de comprendre les tenants et aboutissants de ces &#233;v&#232;nements (Maruyama et Santosh 2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.1 Causes internes &#224; la Terre boule de neige&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re cause interne permet d'expliquer les entr&#233;es et sorties en glaciations par l'&#233;clatement/cr&#233;ation de supercontinent. Lorsque ceux-ci se s&#233;parent, il y a &#233;rosion et le CO2 atmosph&#233;rique se retrouve pi&#233;g&#233; dans les s&#233;diments conduisant &#224; une diminution de celui-ci dans l'atmosph&#232;re et donc &#224; une entr&#233;e en glaciation. A l'inverse, lorsque les continents se regroupent, il y a &#233;rosion par surr&#233;l&#233;vation de la masse, activit&#233; volcanique (pluies acides) et collisions entre les continents, le CO2 atmosph&#233;rique se retrouve donc &#233;galement pris au pi&#232;ge et il y a entr&#233;e en glaciation. Cette r&#233;ponse reste incompl&#232;te, car elle omet d'expliquer les glaciations ayant lieu entre les cr&#233;ations/dislocations de supercontinents. Le &#171; true polar wander &#187; est un autre &#233;v&#232;nement pouvant expliquer les diff&#233;rentes &#171; Snowball Earth &#187;. Le noyau terrestre produit un champ magn&#233;tique et donc un p&#244;le magn&#233;tique, celui-ci peut s'inverser. Cette th&#233;orie indique que le p&#244;le aurait pu &#171; tilt &#187; se retrouvant &#224; l'&#233;quateur. Ce d&#233;placement aurait perturb&#233; le champ magn&#233;tique terrestre et tout le climat, faisant entrer la Terre en Snowball Earth. Cependant, les raisons de ce changement ne sont pas connues et il faut ajouter &#224; cela que le p&#244;le serait revenu &#224; sa position quasi-initiale en moins de 10 Ma, ce qui est d'autant plus invraisemblable (Maruyama et Santosh 2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.2 Causes externes &#224; la Terre boule de neige&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres &#233;l&#233;ments d&#233;passant le syst&#232;me Terre pourraient &#234;tre imput&#233;s &#224; la Terre boule de neige. En effet, la variation du champ magn&#233;tique terrestre par rayons cosmiques ou variation interne du manteau peuvent &#234;tre des causes envisag&#233;es. Lorsque celui-ci diminuerait, il verrait l'augmentation des nuages par &#233;vaporation due aux rayons cosmiques et donc de l'alb&#233;do. Si le champ magn&#233;tique terrestre diminue de 50% et que les rayons sont assez forts, l'entr&#233;e en glaciation est possible. Si le processus vient du manteau, la diminution de celui-ci pourrait &#234;tre caus&#233; par une chaleur trop importante, apr&#232;s diminution de la temp&#233;rature du manteau, le champ retrouverait sa force. La derni&#232;re hypoth&#232;se concerne un for&#231;age galactique. Il a &#233;t&#233; prouv&#233; que lorsque la Terre &#233;tait en &#171; Snowball &#187;, beaucoup d'&#233;toiles mourraient en bombardant l'espace de rayons gammas. Or ces bombardements augmenteraient l'&#233;vaporation et donc l'alb&#233;do pour rentrer en glaciation. Lorsque la Terre se trouverait dans l'un des bras de la voie lact&#233;e, il y aurait un bombardement gamma et donc une entr&#233;e en glaciation. Cette hypoth&#232;se est corrobor&#233;e par la pr&#233;sence d'un rapport 41K/40K non trouvable naturellement sur Terre. De plus, ce bombardement aurait permis des mutations g&#233;n&#233;tiques et donc l'&#233;volution des organismes, dont l'explosion cambrienne (Maruyama et Santosh 2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Impacts sur la biodiversit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est admis par beaucoup de chercheurs que la th&#233;orie de la Terre boule de Neige a eu un impact important sur la biodiversit&#233;. Cet impact serait caus&#233;, pour certains, par le taux de radiations cosmiques ayant permis des mutations et une lente &#233;volution jusqu'&#224; l'explosion cambrienne de ces m&#234;mes mutations (Maruyama et Santosh 2008). Pour d'autres, cependant, ce serait la disponibilit&#233; de Mn et autres minerais ferreux, &#233;tant pr&#233;sent en petites quantit&#233;s dans la nature et donc limitant, qui lors d'une Terre boule de neige seraient significatifs dans le milieu. Cette occurrence cr&#233;erait les conditions parfaites au d&#233;veloppement des organismes et leur &#233;volution, en particulier pour les metalloenzymes. En effet, la disponibilit&#233; des ces &#233;l&#233;ments aurait pu leur permettre d'optimiser leur &#233;volution en fonction de l'environnement. Cette phylog&#233;nie semble d'ailleurs avoir &#233;t&#233; av&#233;r&#233;e et serait &#224; la base des 3 domaines connus du vivant (Kirschvink et al. 2000).&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour tenter de solutionner cette question, la r&#233;ponse biotique des organismes &#224; la &#171; Snowballe Earth &#187; du N&#233;oprot&#233;rozo&#239;que a &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;e. Les fossiles conserv&#233;s l'ont &#233;t&#233; dans 2 styles d'environnements diff&#233;rents, les shales et les cherts. Ce qui ressort de ces &#233;tudes est la pr&#233;sence d'&#233;l&#233;ments autotrophes et h&#233;t&#233;rotrophes au sein de la cha&#238;ne trophique, indiquant une stabilit&#233; de celle-ci. De plus, les esp&#232;ces semblent &#234;tre pr&#233;sentes avant et apr&#232;s les &#233;v&#232;nements de &#171; Snowball &#187;, ainsi, l'effet serait minime pour la plus ancienne, voir moyenne pour la plus jeune. Le registre fossile rejette aussi l'hypoth&#232;se de zones &#171; refuges &#187; ayant permis aux organismes de survivre, comme les zones hydrothermales. Ainsi, il semblerait que la vie soit plus r&#233;sistante que pr&#233;vue. Des gisements tels que ceux de Kingston Peak et d'Australie viennent aussi diminuer le r&#244;le qu'aurait pu avoir la &#171; Snowball &#187; sur l'explosion cambrienne, n'ayant pas le soutien du registre fossile. L'&#233;tude n'omet cependant pas que la fin d'une &#232;re de glaciation ait pu &#234;tre une p&#233;riode propice &#224; la diversification, de part des conditions plus favorables, car moins violentes apportant moins de comp&#233;titions entre les organismes pour la survie (Corsetti, Olcott, et Bakermans 2006).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Conclusions&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au vu des &#233;tudes r&#233;unies, il semble que la th&#233;orie de la Terre boule de neige puisse difficilement &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme un analogue &#224; un &#233;v&#232;nement pouvant prendre place de nos jours, bien que certains proxys soient commun avec ceux utilis&#233;s pour d&#233;finir les glaciations modernes. Cependant, il ne faut pas omettre que celle-ci, si belle et bien guid&#233;e par des &#233;l&#233;ments ext&#233;rieurs tels que les bombardements cosmiques (Maruyama et Santosh 2008), pourrait prendre place &#224; plus ou moins long terme et devenir un analogue moderne. On peut aussi noter que bien que n'&#233;tant plus en &#171; Snowball Earth &#187;, certaines th&#233;ories sur la poursuite de la vie durant un refroidissement total ont trouv&#233; leurs &#233;chos dans des environnements modernes. Par exemples, les lacs de vall&#233;e en Antarctique pr&#233;sentent les m&#234;mes contraintes de survie pour les micro-organsimes s'y trouvant et ils sont donc un moyen de mieux comprendre ce climat pass&#233;, gr&#226;ce &#224; un analogue moderne en r&#233;gion polaire (Corsetti, Olcott, et Bakermans 2006).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. Articles utilis&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Corsetti, Frank A., Alison N. Olcott, et Corien Bakermans. 2006. &#171; The Biotic Response to Neoproterozoic Snowball Earth &#187;. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology 232 (2) : 114&#8209;30. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1016/j.palaeo.2005.10.030&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;https://doi.org/10.1016/j.palaeo.20...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hoffman, Paul F. 2013. &#171; The Great Oxidation and a Siderian Snowball Earth : MIF-S Based Correlation of Paleoproterozoic Glacial Epochs &#187;. Chemical Geology, Special Issue dedicated to H.D. Holland : Evolution of the atmosphere and ocean through time, 362 (d&#233;cembre) : 143&#8209;56. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1016/j.chemgeo.2013.04.018&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;https://doi.org/10.1016/j.chemgeo.2...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kirschvink, Joseph L., Eric J. Gaidos, L. Elizabeth Bertani, Nicholas J. Beukes, Jens Gutzmer, Linda N. Maepa, et Rachel E. Steinberger. 2000. &#171; Paleoproterozoic snowball Earth : Extreme climatic and geochemical global change and its biological consequences &#187;. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 97 (4) : 1400&#8209;1405.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maruyama, S., et M. Santosh. 2008. &#171; Models on Snowball Earth and Cambrian Explosion : A Synopsis &#187;. Gondwana Research, Snowball Earth to Cambrian Explosion, 14 (1) : 22&#8209;32. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1016/j.gr.2008.01.004&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;https://doi.org/10.1016/j.gr.2008.01.004&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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