Accueil > Nos Actions > Journal de Bord des Opérations > Vacances Scientifiques > Archosaures Emosson > Sur les Traces des Archosaures - Itinérant - 2-9 août 2026
Le Journal de Bord
Bilan Scientifique tout en bas
Dimanche 2 aout 2026
Tout le monde est bien arrivé à la Plaine de Joux, au-dessus de Servoz. Le camp est installé face au massif du Mont-Blanc.
Après l’installation des sacs, l’organisation de la nourriture et un rappel des principales consignes de sécurité, nous avons partagé un bon repas avant de nous coucher sous un magnifique ciel étoilé.
Demain matin, nous partirons en direction du refuge de Moëde-Anterne. Au programme : 7 km de randonnée et 600 m de dénivelé positif. Nous poursuivrons ensuite notre itinérance à la recherche des empreintes d’archosaures françaises.
Sur la carte, en rose, c’est le lieu où nous sommes censés trouves des dalles et nous espérons des empreintes.
Il n’est pas certain que nous ayons du réseau demain. Nous retrouverons le minibus mardi en fin d’après-midi.
— Laetitia
Lundi 3 août
Pour commencer, on s’est réveillés à 7h puis pris notre petit déjeuner vers 7h30. Nous avons préparer nos affaires avec le strict minimum pour notre première randonnée !
Au départ, le beau paysage alpin nous émerveillait les yeux, nous avons pu observer avec des jumelles des rapaces, voir des choucas, différentes espèces d’araignées, une chenille prise en photo (mettre photo) et même un papillon, qui d’ailleurs ne quittait pas la main de Malo ( il y avait également toutes sortes comme vulcain, Sylvain, apollon, noiré, candide).
À l’arrivée au refuge « moëde anterne », nous avons pu nous poser, pour prendre notre repas bien mérité après toute cette marche ! (wrap, tomate, fromage saucisson, graines, et petits bonbons pour le réconfort ! )
Pendant 2 petites heures, nous nous sommes reposés avant de reprendre notre marche !
Notre Objectif : trouver des traces sur des dalles pas encore explorées !
Le premier arrêt s’est passé à un petit chalet TRÈS MAL RANGÉ où nous avons du nous arrêter car la pluie et l’orage venaient vers nous.
À la recherche des dalles au ’’Refude’’ de Villy avant l’orage
Pour passer le temps, Clémentine nous a fait découvrir le jeu "contact’’, qui nous a fait patienter jusqu’à la fin de l’orage. Chacun a pu faire deviner un mot, et nous sommes sortis à la fin de l’averse.
À la suite de cet épisode humide, nous sommes retournés sur nos pas pour explorer deux potentielles dalles, paraissant prometteuses (tout du moins par rapport aux buissons environnants), et malgré une recherche approfondie, nous sommes repartis bredouille (ou broucouille, comme on dit dans le jargon). Mais cela ne nous a pas empêché de faire des découvertes personnelles, telles que plusieurs araignées, une seconde chenille (poilue cette fois-ci), une marmotte gardant son rocher, ainsi qu’un aigle royal et son compère le Circaete (à vérifier) le tout dans un paysage de toute beauté.
Arrivés au gîte, nous avons découvert le dortoir « orchidée » qui nous hébergera pour cette nuit. Après avoir installé nos duvets et nos affaires, la source étant le seul point d’eau du refuge, a servir de ’’douche", bien entendu d’une douche froide à l’ancienne mais qui nous a bien ravigoté. Ainsi pour terminer sur cette belle journée, un bon plat mérité nous a été servis. À la fois composé de spaghetti, d’une ptite mousse au chocolat
ET d’un chant joyeux souhaitant l’anniversaire d’une femme. L’ambiance et la convivialité étaient de tournée ce soir là !
Notre couvre feu étant a 20h30, nous nous sommes tranquillement dirigé vers le dortoir pour y passer une belle nuit.
Demain nous attend une bonne descente après la grande montée que nous avons parcouru, pour retourner au campement de base !
À bientot, pour une toute autre journée extraordinaire !
— Fée
Mardi 4 août
Bon mateing ! Le groupe se lève aujourd’hui de bonne heure, pour partir avant la chaleur et pour respecter les règles du gîte. Après avoir plié les lits et rangé toutes nos affaires, nous prenons le petit déjeuner préparé la veille face au mont blanc, lavons les bols et autres couverts pour patir !.. Et se rendre compte que nous avions oublié une paire de bâtons de marche dépareillés. Demi tour toutes !
Après avoir récupéré notre bien, nous partons en direction du premier lac, un petit détour qui, nous espérons, en vaudra la peine. Durant le trajet, nous croisons une colonie de canards alpins (n’etant pas sensés exister, merci monsieur réchauffement climatique !), ayant établi leur domicile dans une petite mare, ma foi tout à fait coquette. Arrivé au lac de Pormenaz, quelle ne fut pas notre surprise de constater que ce dernier se résumait à un tas d’herbes marécageux ! Messieurs et mesdames les cartographes, il faudra revoir vos appelations...
Qu’à cela ne tienne ! Nous profiterons de ce paysage digne d’Heidi dans sa prairie sans aucun lac !
D’ailleurs, le temps de la descente est arrivé. Nous retroussons nos manches, vérifions nos sacs à dos et entamons la route (enfin le sentier) qui nous mènera à notre but tant convoité : les douches.
Au programme de ce parcours, des chemins étroits, des passages de via ferrata, des cailloux mals placés et des rochers polis (merci à vous aussi), tous prêts à nous faire déraper au moindre faux pas, mais notre expertise en triompha ! De temps en temps, le cri ou la vue d’une marmotte nous fit tenir bon, et nous arrivâmes en bas en un seul morceau.
Une petite pause devant un ruisseau nous donna le temps de nous regrouper, de tremper nos pieds et de reprendre notre souffle. À l’horizon, la montagne, un village, des vaches, encore des vaches (des abondances) et un peu de montagne encore en bas à droite.
Nous reprîment la route peu après, et prirent la décision d’aller au lac vert, qui est normalement plus « lac » que le précédent. Arrivés à destination, les crêpes proposées par le restaurant d’à côté nous firent de l’oeil, ce qui nous fit avancer l’heure du repas.
Sauvagement virés par le propriétaire malgré l’achat de nombreuses crêpes et de quelques boissons, nous nous sommes installés au pied d’un gros rocher (nous sommes évidemment monté dessus), et profitèrent de nos victuailles bien méritées.
À la vue d’une navette gratuite reliant le parking et le lac, nous nous interrogèrent sur la vacuité d’une marche de 15 minutes, que nous fîment finalement tout de même.
À l’instant ou nous posèrent les sacs, un élan collectif nous projeta dans les douches, que nous prirent avec plaisir. La pause qui suivi ce moment fis un bien fou à nos guimbolles, et nous prépara à l’heure de minibus qui viendra ensuite.
Objectif suivant : faire des courses et rejoindre la Suisse pour la prospection des nouvelles dalles.
Après avoir complété les taches assignées et gouté une dégustation de thés glacés naturels, nous fiment une chasse aux bonbons à coup de lance, en embrochèrent quelques uns et filèrent à la frontière.
Laetitia ayant payé les gardes frontières, nous franchirent la frontière sans encombre malgré les 5 zigotos cachés sur les banquettes arrières.
Nous arrivament finalement au point de campement de la nuit (un chalet sans mur mais hors d’eau), et préparame le repas, composé de carotte concombre et houmous en apéro, en plat un riz cantonnais aux chorizo avec du dahl, melon jaunes, pour finir par des pancakes comme dessert. Le luxe ! Cela cache surement une marche conséquente demain...
— Rémi
Mercredi 6 aout
Goooood morning Emosson !
Ce matin nous nous somme réveillés à 7h pétantes ! Après avoir dégusté le petit-déjeuner, nous sommes allés au lac d’Emosson, connu pour ses flots émeraude.
Pour nous rafraîchir les idées, nous avons piqué une tête directement dans les eaux azurées (pour les plus courageux) pendant que nos adultes de compagnie roupillaient sur les cailloux (surveillaient les cro magnon). À la vue de poissons barbottant tranquillement dans le point d’eau, nos instincts sauvages se sont réveillés, et après la fabrication d’un arsenal de harpons, la chasse a commencé (sans aucun resultat, les instincts se révèlent un peu rouillés).
À quelque dizaine de mètres de notre lieu de baignade se trouvait une petite crique idyllique, dans lequel flottait des batons, un arbuste, des poissons et un cadavre (mort) de chamois *applaudissez* ! Après nous être éloignés (car l’odeur était insupportable, bon appétit bien sûr 👍) cette mésaventure nous a marqué pour la journée, mais sûrement pas empêché de barbotter dans un coin un peu reculé, et a l’occasion de nous laver un peu.
Nous avons ensuite déjeuné. Au menu, tomates, chips, tome et dattes, sans viande de chamois bien évidemment. Sur le chemin du retour, nous avons emprunté un tunnel pour aller admirer la magnifique vue sur le barrage depuis la face opposée (nous avons littéralement disparu dans le noir). Nous sommes finalement rentrés au campement, minibus et tout le tralala.
En cette fin de journée nous avons réalisés une prospection cartographique de dalles potentiellement prometteuses, c’est à dire se taper sur une carte pour savoir si les cailloux trouvés seraient mieux positionnés un peu plus à l’est. Pour finir, avant de tomber dans nos plumards (pleins de plumes), nous avons fait une étude des cailloux : métamorphiques, sédimentaires ou magmatiques, nous sommes incollables maintenant ! (faut pas abuser non plus, nous avons de bons professeurs mais quand même).
Bon, assez de bêtises, il faut aller dormir maintenant ! Demain, grimpette jusqu’à la dalle du lac, pour voir des traces d’archosaures (pour une fois), et donc lever tôt pour les conductrices.
Ce soir tous le monde s’est installé à la belle étoile et quand nous étions tout juste glissé dans nos duvet le supposé millimètre de pluie s’en transformé en grosse averse. Tout le monde de retour au bercail sous notre chalet de fortune.
Bonne nuit les loulous !
— Rémi et Noelynne
Jeudi 6 août
Aujourd’hui, ce fut une journée chargée ! Nous nous réveillâmes vers 7 h. Après le petit-déjeuner et avoir plié nos affaires, nous nous sommes rendus à Emosson pour aller voir les empreintes d’Archosaure, connues sous le nom de Dalles à empreintes.
Pendant notre longue ascension, nous avons eu l’occasion d’observer un bouquetin de très près. Il n’était pas peureux et nous avons pu le regarder manger et se désaltérer dans la rivière. Nous avons également aperçu des casse-noix mouchetés.
Arrivés en haut, nous nous sommes régalés avec les empreintes d’archosaures, formées pendant le Trias, il y a environ 230 millions d’années. Ces empreintes se sont formées dans du sable, à une époque où les continents étaient encore réunis. Nous trouvons ça fou qu’elles soient encore visibles aujourd’hui !
Après un pique-nique et une petite visite des environs, nous avons entamé notre descente. Durant celle-ci, nous avons trouvé un lézard que nous avons sauvé d’une fourmis. Nous lui avons donné un peu d’eau avant de le relâcher.
Ensuite, nous sommes retournés au barrage et avons étudié les différences entre les différents types de pierres. Il existe trois grandes familles de roches :
les roches magmatiques, qui peuvent être volcaniques ou plutoniques ;
les roches sédimentaires, dont font partie les dalles à empreintes ;
les roches métamorphiques, comme le gneiss.
Puis, nous avons pris le minibus pour un trajet de deux heures afin de rejoindre le Beaufortain.
— Clément
Vendredi 7 aout
Bien le bonjour du rurbex d’hier soir !
Après un petit-déjeuner rapide et efficace sur la terrasse, les duvets ont dû être mis à sécher : l’humidité ambiante avait transformé nos sacs de couchage en une nouvelle Atlantide, les poissons en moins.
Au final, la flemme l’emporte : les micro-océans sont fourrés dans le coffre, et nous embarquons pour une nouvelle aventure, à l’assaut des dalles repérées hier.
Une heure de route plus tard, nous voilà face à un dilemme cartésien, digne des plus grands philosophes de l’Antiquité : la route est considérée comme « dangereuse », et le prix du minibus fait réfléchir les deux adultes responsables.
Qu’à cela ne tienne ! Nous irons à pied… Si nous n’avions pas vu une navette reliant les deux villages (que nous ne prendrons finalement pas, les premiers départs étant 1 h 30 plus tard que l’horaire de départ le plus tardif imaginé).
Le doute finalement écarté, nos pieds prendront donc le relais pour 4 km de plus : un échauffement BIENVENU pour la marche qui nous attend…
Boucle : Chapieux - la ville des glaciers - col des fours
En attaquant la montée, un défilé de véhicules privés montant la route nous a fait repenser au confort du minibus, laissé au village un peu plus bas. Quelle arnaque ! Heureusement, le petit chemin emprunté, longeant la rivière, nous fait oublier ce léger désagrément.
Quelle belle randonnette nous fîmes : quelques framboises, une gentiane de 14 ans et un raton laveur (oui, ce mammifère n’est bien que le produit de mon imagination), le tout à l’ombre.
Mais la descente menant au village des glaciers est en vue ! (*Applaudissez.*)
La fin de la première partie du trajet se déroule en un enchaînement de croisements et de recroisements des mêmes personnes, au gré de nos arrêts « remise en place des sacs ».
Arrivés dans cet îlot de civilisation, la pause tant attendue est arrivée. Au programme : toilettes, boisson (de l’eau, on se calme les parents), ET BEAUFORT (yipeee), qui va nous rendre beaux et forts.
Clem en profite pour nous faire un cours express sur le fromage et, après l’admiration générale de trois jeunes veaux, nous nous décidons à quitter pour de bon cette oasis de vie.
Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie ! Que n’avons-nous tant vécu que pour une PREMIÈRE MONTÉE AUSSI RAIDE !
Quelle mise en train efficace ! Les guiboles en compote, 100 m de D+ réalisés (et la vision du combat aérien de deux as de la voltige, buse et aigle), tout ça pour arriver devant la carcasse désaffectée de trois chalets désaffectés, habités par des marmottes mal léchées.
La suite est plus calme (tout est relatif, nous rappelons que nous sommes en montagne), et nous atteignons le dernier plat sans encombre.
Vient maintenant la partie difficile : montée raide, piste abrupte et distances à parcourir jamais encore réalisées par une bonne partie de l’équipe.
Étrangement, la marche se passe bien à plusieurs égards : les 10 % de pertes maximales sont respectés, les ampoules sont nombreuses (mais illumineront les soirées futures en refuge), et tout le monde arrive à destination, à son rythme mais à bon port.
Pas de collision avec un chamois cette fois-ci, dommage !
Pour nous redonner des forces, Laetitia sort son arme secrète, appelée *Bidule Explosif Autonome Uniquement Formé pOur Redonner du Tonus* (ou *B.E.A.U.F.O.R.T.* en abrégé) : 7 tranches, et la ribambelle est prête à attaquer l’avant-dernière côte de la journée (quand ça monte, ça monte, on ne rigole pas à Paléo !).
Le coin pique-nique nous attendant en haut, la motivation apportée par cette nouvelle suffit à donner des ailes à la troupe, qui gravit cet obstacle comme un asticot atteignant une pomme bien juteuse (comparaison peu opportune, mais ayant le mérite d’être graphique).
La suite est bien connue : déballage de la nourriture, dont messieurs viande séchée et pain de Biocoop ont rejoint les rangs suite à l’arrêt achat d’hier après-midi, et reprise de forces de bon entrain.
Autant vous dire que personne ne voulait bouger après l’épreuve endurée. Une réflexion collective avoisinant les 3 femtosecondes a conclu à l’instauration de 15 minutes de sieste, dans un écrin de nature, observés par les bouts de viande à poils appelés « marmottes ».
Lorsque tout le monde émerge, Laetitia et Clem pointent du doigt le dernier travail que les Hercules en herbe devront réaliser : une côte, mes aïeux, comme jamais on n’en avait vue avant ! Phelps lui-même ne serait pas aux anges…
Heureusement, au sommet nous attend une surprise : trois jeunes chamois se dorant la pilule au soleil, complètement indifférents au vacarme réalisé par les Zumains.
Après ces rencontres avec la faune environnante, nous fîmes halte aux dalles tant attendues : ce que nous avions imaginé comme une simple dalle de taille moyenne se révéla être une plaine rocheuse complète, une véritable mine d’or potentielle ! Bonne chance aux années suivantes, elles auront du travail !
Pour nous dégourdir les pattes, Clem et Laetitia nous lâchent dans les dalles pendant une grosse demi-heure. Passé ce créneau horaire, il faudra entamer la descente (qui, elle, ne se fera pas toute seule).
Découvertes du jour : des dalles de la bonne époque, des roches ferreuses (potentielles traces organiques ?), des quartzites (cailloux qui brillent), des marmottes et une vue panoramique sur les montagnes environnantes.
Vient finalement le temps des au revoir ! Nous entamons la perte d’altitude, avec comme objectif de passer de 2 600 m aux 1 400 m initiaux ! De quoi faire grincer les genoux pendant encore une bonne heure.
La descente se passe à une allure bien plus rapide que la montée, et les chamois à deux pattes et sacs à dos se voient pousser des ailes. Nous atteignîmes le premier repère géographique en moins de temps qu’il n’en faut pour dire : « OSI Paléozoïque – Sur les traces des archosaures » (ce qui est quand même long, on ne va pas se mentir !).
Après avoir rechargé les gourdes et visité les latrines du refuge du col du Bonhomme, la balade reprend, avec comme petit trésor de fin de journée un… marmotton ? Marmottin ? Truc ? Bref, un bébé marmotte, à quelques mètres seulement.
Les pansements anti-ampoules changés, la dernière ligne droite visible à l’horizon, un nouvel élan soudain donna envie à trois des zigotos de partir en courant. Ce qui les mena à dévaler la pente à toute vitesse, doublant à toute balle les randonneurs jugés trop lents.
Les arrivées au village se firent donc à différentes vitesses, mais le premier groupe profita de son avance pour préparer une collation, remplir les gourdes et, enfin, se poser un coup.
Beaufort, saucisson, chips et boisson : rien de mieux pour reprendre de l’énergie !
Une fois cette obligation remplie, les chauffeurs retroussèrent leurs manches, firent vrombir le moteur et mirent en marche leur bécane de l’enfer jusqu’à notre prochain point de bivouac : un petit coin pique-nique en amont du barrage !
À 21 h 30, extinction des feux. Le réveil de demain matin sera moins difficile, histoire de se reposer de la grimpette réalisée, qui, d’ailleurs, s’est révélée être un peu (beaucoup) plus difficile que prévu.
Mais bon, l’important est de l’avoir réussie avec brio, ce qui nous permit de nous endormir en dix minutes top chrono !
Gute Nacht, zusammen !
— Rémi
Samedi 8 aout
Pour commencer cette journée, nous nous sommes réveillés vers 7 h 30 (nous avions dormi à la belle étoile). Nous avons pris notre petit déjeuner pour attaquer la journée qui se préparait, surtout parce que certaines surprises nous attendaient (très exactement 3).
Tout d’abord, lorsque nous avons fini, nous avons pris le minibus en direction de la boulangerie ! Eh ouiii, pour nous récompenser de toute cette semaine, un bon croissant ou un pain au chocolat était au rendez-vous !
Notre toute première surprise était la visite d’une fromagerie appelée « La Coopérative laitière du Beaufortain », à Beaufort, ville du bon et beau fromage ! La visite était très intéressante : nous y avons appris beaucoup de choses, par exemple le poids d’une meule (environ 40 kg), mais aussi comment faire le fromage et tout son processus de fabrication.
Il y avait même deux mini-films à la sortie de la fromagerie, où nous nous sommes installés pour regarder (on était tellement bien qu’on aurait pu bivouaquer, ahah). Et forcément, comme dans toute fromagerie, il y avait le fameux fromage que l’on peut acheter ! Certains ont pris 600 g de Beaufort, d’autres plus d’1 kg : on voit les bons mangeurs de fromageee !
Une fois cette aventure passée, nous nous sommes dirigés vers les magasins pour faire des courses afin de préparer des pizzas maison ! (C’est la deuxième surprise de la journée.) Une fois tous nos ingrédients choisis pour la journée, hop, dans le caddie et c’est parti dans le minibus !
Une fois les courses terminées, nous avons pris le minibus pour 15 minutes de route en direction de notre 3e surprise : un beau et MAGNIFIQUE chalet (il coûte environ 1,5 à 2 millions d’euros). Il y a plein de chambres, un sauna, un jacuzzi au sous-sol… Le grand luxe, finalement ! Bref les bons plans de Laetitia qui enchaîne sur un autre séjour non itinérant !
Nous y avons tous déposé nos affaires, fait le tour des lieux et c’était vraiment très beau ! À midi, nous avons très bien mangé (pour certains, des nouilles japonaises, et pour d’autres, des cracottes au beurre et du saucisson, qui ont tous les deux été dévorés !).
Ce qui a été drôle, c’était de guetter l’arrivée de la femme de ménage comme si on voulait lui faire peur, ahah. Lorsqu’elle est arrivée, nous avons tout débarrassé en vitesse et laissé la place le temps du nettoyage de toute la maison.
Nous nous sommes « reposés et synthétisés » au chalet (petits jeux de société et papotages), mais également… LA DOUCHE, la fameuse ! Celle qui dégraisse entièrement de la tête aux pieds et qui fait du bien !
Une fois les autres rentrés, nous nous apprêtions à préparer nos affaires pour le lendemain afin que tout soit prêt et IMpeccable
Une fois fini, nous avons tous mis la main à la pâte pour faire notre propre pizza. Certains ont joué les artistes et d’autres ont fait des pizzas carrées, rondes, voire même en forme de couronnes. Tout le monde a adoré et dévoré sa bonne et belle pizza !
Et pour terminer cette belle journée, le petit bilan de la semaine a été fait. Tout le monde a dit son mot et expliqué ce qui allait, ce qui aurait pu être amélioré, etc. En résumé : presque rien à dire ! Tout était parfait et IMpeccable, doublepeccable et troispeccable.
img8550
Bref, une journée encore très belle, reposante et dans la joie et la bonne humeur, après toute cette semaine fantastique !
Au revoir cette fois-ci ! Et à bientôt pour de nouvelles expériences !
— Fée
Résumé scientifique et ouverture
Lors de ce séjour, nous avons poursuivi la prospection de nouvelles zones autour de 2 500 m d’altitude, entre le col des Fours et le refuge du col du Bonhomme, dans le Beaufortain. À partir de la carte géologique et de sa notice, nous avons d’abord identifié les formations correspondant aux critères recherchés, puis reporté ces informations sur la carte IGN. L’analyse des photographies aériennes et satellites nous a ensuite permis de repérer les secteurs rocheux potentiellement favorables. Les zones situées autour de Saint-Gervais et des Contamines présentant peu d’affleurements intéressants, nous avons choisi de concentrer la prospection sur le Beaufortain.
Cette reconnaissance a permis d’identifier une très vaste zone de dalles rocheuses, d’environ 800 m de long pour 200 m de large, constituant un secteur particulièrement intéressant pour la recherche d’éventuelles empreintes. Les dalles sont fortement érodées, mais certaines surfaces semblent relativement préservées, ce qui laisse entrevoir un potentiel de conservation intéressant. La recherche devra également porter sur les rides de courant, importantes pour caractériser l’environnement de dépôt.
Zone trias à Quartzites orangé
La principale limite rencontrée est l’accessibilité du secteur : la journée a représenté environ 17 km de marche et 1 300 m de dénivelé positif, laissant finalement peu de temps pour l’étude scientifique des dalles. Pour la prochaine campagne, l’objectif sera donc de réduire le temps d’approche, notamment en dormant au refuge du col du Bonhomme ou en partant du Cormet de Roselend.
Approche proposée pour 2027 depuis le plan de la lai sous le Cormet de Roselend.
600 d+ / 6 km pour rejoidnre le reuge du col du Bonhomme
L’année prochaine, nous pourrons ainsi passer d’une phase de repérage à une prospection systématique. Des quadrats d’environ 50 × 50 m pourront être définis afin d’examiner méthodiquement l’ensemble des surfaces et de classer les observations selon leur intérêt : sans intérêt apparent, potentiellement intéressantes ou présentant des caractéristiques justifiant une étude approfondie. Cette méthode permettra de mieux évaluer le potentiel réel du secteur et de rechercher de manière plus systématique d’éventuelles empreintes et structures sédimentaires.








